Pourquoi vous ne verrez jamais le visage de mon fils.

Depuis sa naissance, pas un jour ne passe sans que je reçoive des questions sur mon fils (“Pourquoi tu caches son visage ?“, “C’est quoi son petit nom ?“…). Alors, je vais tout de suite vous rassurer : je ne le planque pas parce qu’il est cheum. Par ailleurs, dans la “vraie vie”, je n’ai aucun souci à divulguer son identité (lol) et tout le monde sait évidemment comment il s’appelle.

J’ai juste quelques convictions…

OUI, il a pas mal de sourcils… mais quand même pas autant.

Si je comprends l’envie des darons de partager des photos de leur progéniture, je reste convaincue de la nécessité de protéger l’identité et l’image de mon enfant, pour plusieurs raisons que je vais vous donner simplement et sans jugement (enfin je vais essayer, après tout, chacun vit sa life comme il l’entend…).

Pour commencer, il me paraît primordial de garder certains éléments de ma vie… privés. Je ne ressens personnellement pas l'”intérêt” d’afficher mon gamin sur internet, si ce n’est satisfaire la curiosité de (beaucoup trop) d’inconnus. J’ai créé ce blog avec, avant tout, le souhait de partager des moments de ma vie (mes tenues, mes voyages, mes coups de cœur, mes coups de gueule, mes délires, mes soucis…), en veillant à ne jamais étaler d’éléments qui pourraient impacter mes proches (même quand j’ai parlé mariage ou que j’ai raconté mon roadtrip familial suisse). En fait, je prends déjà cette précaution avec des individus majeurs, vaccinés et surtout consentants, il me semble naturel d’être plus attentive encore avec mon tout jeune fils, qui mérite un “anonymat numérique” le plus total possible. C’est notamment la raison pour laquelle je ne communique que très peu de choses à son sujet (qu’il s’agisse d’éléments très “banals” comme son prénom, mais aussi des informations que je considère comme ultra sensibles, notamment le moindre truc sur sa santé par exemple). Beaucoup n’ont malheureusement aucune idée de la valeur de telles informations ni de la façon dont elles pourraient compromettre nos vies dans le turfu. Je n’ai par exemple pas spécialement envie que des assurances, banques ou même potentiels employeurs aient connaissance de la moindre information qui pourrait influencer la façon dont sera traité, reçu ou perçu mon enfant, simplement parce que j’aurais raconté sa life cinq minutes sur les réseaux sociaux, entre deux stories, 15 ans plus tôt. J’exagère ? A peine. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai toujours déconseillé tous ces tests ADN très en vogue en ce moment… J’y reviendrai car le sujet me passionne (pour l’avoir énormément étudié dans le cadre pro : exploitation de data dans les domaines de la santé ou de la grande distribution etc.).

Tout ça pour dire que je ne m’empêcherai jamais de vous parler de mon fils, cela sera néanmoins toujours sous la forme de mon point de vue ou de mon ressenti, et non pas un étalage d’informations factuelles le concernant.

Alors bien sûr, je suis parfois (souvent ?) tentée de partager LA photo trop canon que je viens de prendre ou qui me passe sous le nez, par émerveillement, par fierté aussi… sauf que je reprends immédiatement mes esprits quand je repense au caractère “irréversible” de l’action. Je pars du principe que tout élément mis en ligne devient dès lors indélébile. Entre les sauvegardes automatiques, les screenshots sauvages, le fait que même les posts dits “partagés en cercles restreints” peuvent facilement devenir accessibles sur internet… tout cela fait que je souhaite limiter les “fuites” au maximum. Une fois la photo out there, bonne chance pour la récupérer et la supprimer définitivement (elle pourra être conservée, échangée, republiée, vendue… et ce pendant des années).

La question de sécurité m’interpelle aussi. Dans la mesure du possible, je préfère limiter la diffusion de petits éléments individuels qui, mis bout-à-bout, permettraient de reconstituer la big picture. Avez-vous déjà entendu parler de cette influenceuse traquée par un “fan” qui avait réussi à localiser son appartement en étudiant les reflets dans ses yeux sur ses selfies ? En se basant sur les fenêtres et l’angle d’incidence de la lumière sur ses yeux, il était allé jusqu’à trouver l’adresse exacte de son domicile… Alors je n’en suis pas là dans la parano, mais j’avoue que je suis quand même montée d’un level en devenant maman. J’évite donc les surexpositions de détails inutiles (filmer mes trajets récurrents, donner des informations sur mon lieu de vie, préciser mes sorties en live…). Encore une fois, pris de façon individuelle ces éléments ne valent pas grand chose… mais ce n’est plus la même lorsqu’on les assemble.

Et puis il y a toute cette part d'”inconnu numérique” : quel sera l’avenir des réseaux sociaux, d’internet en général ?

Est-ce que j’ai vraiment envie de servir sur un plateau des photos de mon gosse à des plateformes qui savent aujourd’hui mieux que moi lequel de mes potes se trouve sur telle ou telle photos ? A des devices qui peuvent désormais actionner telle ou telle option rien qu’en se basant sur la structure de mon visage, sur mes iris ?

Sans sombrer dans du Black Mirror (encore que, je considère cette série plutôt comme de l’anticipation que comme du dystopique maintenant !), il y a beaucoup de questions à se poser au sujet de l’intelligence artificielle et de la façon dont elle sera utilisée d’un point de vue business… ou politique. Combien d’enfants et d’ados se baladent aujourd’hui avec un bagage d’informations, accessible à tous, et dont ils ne pourront plus jamais se défaire ? Moi, ça me fait pas tant kiffer que ça.

Dans un tout autre registre enfin, je ne vous parlerai pas des risques évidents liés à la quantité de tarés qui rôdent autour de nous, et qui se “s’épanouissent” sur internet : entre les messages de prévention d’association pour l’enfance, les reportages sur la team Moore, les horribles faits divers que l’on entend en boucle tous les jours.. j’estime que nous, parents, sommes suffisamment avertis. Surtout quand on connaît le nombre de photos (même parfaitement innocentes, type photos de vacances) qui se retrouvent détournées sur des sites pédo-pornographiques, il n’y a selon moi même pas à se poser la question.

Voilà voilà, j’ai tué l’ambiance. Alors, pour conclure sur une note un poil plus positive, je rappellerai que mon fils aura déjà à gérer les milliers de photos de sa mère partout sur internet (sorry buddy). D’ailleurs, peut-être n’aura-t-il tout simplement pas envie que le monde sache que je suis sa mère (pour quelle que raison que ce soit) ? J’ai donc plutôt intérêt à me discipliner dès le début.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle est votre position sur le sujet ? Vous inondez les réseaux de photos de vos kids ou bien vous filtrez tout ? Vous me prenez pour une grosse malade ou vous êtes déjà en train de deleter toutes les photos de vos enfants sur les réseaux ?

Mon premier mois de maman: ce que j’aurais aimé savoir.

Vous le savez, mes premiers moments avec bébé n’ont pas vraiment été une sinécure. Plusieurs fois, j’ai été étonnée / déçue / énervée / dégoûtée de me retrouver à penser ou vivre certaines choses dont je n’avais jamais entendu parler. Comme une bleue, je croyais que je vivrais ma maternité comme un bonheur imperturbable et sans limite, et que je n’aurai besoin de personne, comme toutes les bonnes daronnes. Après tout, c’est ce que la société, les réseaux sociaux et beaucoup d’autres éléments de notre culture occidentale m’ont toujours fait croire. Ce n’est pourtant que depuis quelques semaines seulement que je me considère comme “sortie de l’auberge” : les rythmes sont pris, la fatigue n’est plus vraiment là, la galère infinie de l’allaitement a pris fin… et surtout, je prends enfin un plaisir entier à chaque fois que je suis avec mon fils (son expressivité, son éveil et l’interaction de plus en plus présente ont tout changé… j’avais besoin de ça).

Dans quelques jours, il fêtera ses sept mois (et je me rends compte que lorsque j’ai écrit la première version de cet article, j’indiquais que mon fils “allait sur ses quatre mois”, il m’a donc fallu un bon moment pour le finaliser…). Et parmi les trucs complètement hallucinants qui me sont arrivés depuis sa naissance, il y a toutes ces femmes (amies, collègues, lectrices… enceintes ou déjà mamans) venues échanger avec moi sur leurs difficultés ou pour être “rassurées”. Sachant que j’ai quand même longtemps été la dernière personne à consulter sur ces sujets, j’ai été très étonnée… Et ces discussions m’ont finalement permis de constater qu’il n’existait malheureusement que très peu de discours “réalistes” sur cet épisode de vie pas forcément évident. C’est pourquoi, par le biais de cet article, je m’adresserai à la personne que j’étais lors du premier mois de vie de son bébé, sans aucun filtre, tel que je l’ai vécu et pensé sur le moment. D’abord pour essayer de relativiser les doutes et déconvenues rencontrées (tout va tellement mieux maintenant…), aussi pour que les concernées connaîtront, sans aucun doute, une issue positive, et enfin pour garder un souvenir dans sa version brute, tout simplement. On dit souvent que le corps de la femme “oublie” volontairement tout le négatif de la grossesse / maternité… de sorte que l’on continue malgré tout de faire des enfants et aussi pour que la race humaine ne s’éteigne pas tout de suite… alors j’avise.

A mon moi du premier mois…

Tu vas assez vite comprendre que ton corps a pris cher. Tu auras mal à peu près partout : à la tête (fatigue niveau expert), au ventre (contractions), à tes “petits” pieds (gonflés comme jamais), à tes cuisses (nouvellement capitonnées et remplies d’eau), à ton dos (qui de toute façon ne t’a jamais vraiment laissé de répit depuis l’adolescence), à ta poitrine (qui s’est considérablement alourdie et qui a bien du mal à s’adapter à sa nouvelle fonction nourricière), à tes sutures (déchirures superficielles liées à l’accouchement), et ailleurs encore aussi. Tu n’auras absolument plus aucune force abdominale. Lors de ta deuxième nuit à la maternité, tu seras incapable de passer en position assise une fois couchée. D’ailleurs, tu devras tendre le bras vers le berceau de ton bébé et le soulever directement par le pyjama pour l’avoir dans tes bras (méthode pas tellement recommandée par les grands-parents, mais tu n’auras pas le choix et ça te donnera un aperçu de la puissance des pressions d’un pyjama bébé).

Tu expérimenteras les joies d’un périnée mis à rude épreuve. Tu avais évidemment entendu parler des malheureuses histoires d’incontinence (pipi, caca…), mais comme il faut toujours que tu donnes dans l’originalité, tu découvriras, toi, le monde fantastique de l’entre-deux, celui de l’incontinence des gaz. Tu ne seras que très moyennement enchantée par ce désagrément à la fois surprenant et humiliant. Tu répondras un grand “OUI” à ta gynéco, quelques semaines plus tard quand elle te dira “C’est tout-à-fait courant mais c’est vrai que je n’en parle jamais à mes patientes, pour ne pas les inquiétez, vous pensez que je devrais ?“.

Dans un tout autre registre (pas facile d’enchaîner maintenant), tu te sentiras complètement nulle et pas du tout à l’aise au moment de laver ton petit bébé tout neuf et tout “fragile” (en vrai, il ne l’est pas tant que tu le crois, mais bon). Malgré toutes les instructions que tu auras reçues, ces vidéos des “bains de Sonia” que tu essayeras tant bien que mal de te remémorer et toutes ces fois où on te dira que “Mais non, vous n’allez pas le noyer“, tu auras quand même de très gros doutes sur tes capacités. Tu confieras donc cette tâche au papa les premiers jours, un peu plus téméraire et costaud que toi.

Tu te retrouveras plongée dans des journées “mécaniques”, pas du tout intéressantes à ton goût (ton bébé ne faisant que manger, pleurer et dormir pour le moment) : nettoyages de cordon, d’yeux, d’oreilles, pesées, changements de couches et de tenues incessants, tétées interminables, douloureuses et toutes les deux heures, biberons à laver, matériel à stériliser… et ce matin, midi et soir… et nuit.

Instant volé d’un jour clairement “sans”.

Tu ne feras jamais de sieste parce que le fameux conseil de “dormir quand bébé dort” ne matche pas vraiment avec ton mode de vie et tes habitudes. Tu ne supporteras pas la vue du bordel, d’un petit truc qui dépasse, pas lavé, mal rangé. Cleaner sera ta nouvelle passion, passion qui te donnera l’impression d’être en contrôle sur quelque chose, au moins. Tu feras plein de choses pour la maison, au point de ne plus avoir le temps de manger ou de te doucher. Tu ne te reposeras absolument jamais. Et l’absence totale de “temps libre” ira jusqu’à te rendre malade. Tu iras jusqu’à maudire les proches qui t’offriront des cadeaux que tu considéreras comme “chronophages” : tenues “compliquées” pour le bébé (comprendre “autre chose que body + pyjama”) ou encore “loisirs créatifs” (collages, montages photos, moulages…). Ont-ils cru que tu n’avais que ça à foutre ? Tu ressentiras par ailleurs une frustration intense quand ton mari se dira “épuisé” alors qu’il aura, lui, “la chance” d’aller au travail tous les jours pour “s’échapper” de ce quotidien répétitif. Pire, tu jalouseras ses business trips.

Tu seras très vite usée d’entendre les avis et expériences de tout le monde, bien souvent divergents et rarement sollicitées : “Laisse-le un peu pleurer“, “Comment ça, il pleure depuis 2 secondes et tu ne cours pas le chercher ?“, “Couvre-le, les bébés doivent être très au chaud les premières semaines !“, “Mais il doit avoir beaucoup trop chaud là-dedans“, “Il dort beaucoup trop, tu devrais le réveiller“, “Bon, il faudrait songer à le caler, ton fils, niveau siestes”Tu te créeras tes petites œillères virtuelles pour ne pas péter un câble.

Enfin, tu te sentiras plus seule que jamais. Le nombre de jours de vacances et de congés paternité étant ce qu’ils sont ici, tu te prendras ton statut “d’expat’ à Genève” en pleine gueule, sans famille et sans amis suffisamment proches pour pouvoir leur demander de te soulager dix minutes dans la journée, ne serait-ce que pour te faire à manger ou aller aux toilettes. Tu comprendras (trop tard) pourquoi toutes les jeunes mamans autour de toi se sont faites aider par leur mère, sœur, bestie…

Et le pire dans cette histoire, c’est que tu te sentiras interdite de partager toutes ces émotions contradictoires, tant la norme du “bonheur intense du miracle de la vie” et “l’amour maternel inconditionnel” sera ancrée dans ton cerveau. Tu auras peur de passer pour une mauvaise maman, une weirdo ou la rabat-joie de service.

MAIS (heureusement, il y en a un !), tu triompheras de ces épreuves.

Presque comme par magie, tes douleurs disparaîtront complètement, les unes après les autres. Toi qui commençait à souffrir de porter ton nouveau-né plus de quelques minutes, tu seras rapidement capable de le transporter partout avec toi, à bout de bras, alors même qu’il atteindra les 10kg à la veille de son septième mois. Ce sera tellement plus pratique pour lui bouffer les joues toute la journée et ça te fera les biceps bien comme il faut aussi. D’ailleurs, toi qui désespérais de ne pas pouvoir enfiler tes futes au cours de ton fameux “quatrière trimestre”, tu auras un nouveau rythme de vie tellement actif que tu rentreras, plus vite que prévu, de nouveau dans tes jeans.

Tu seras très rarement en pleine forme quand il faudra te lever le matin… mais tu admettras que la petite voix de ton fils chantonnant et baragouinant n’importe quoi sera le meilleur réveil matin du monde.

Et son grand sourire sans dents quand tu entreras dans sa chambre vaudra toutes les grasses matinées de l’univers (so cliché but so true). De toute façon c’est bien connu, on ne rattrape jamais ses nuits de sommeil perdues quand on accueille un bébé.

Tes journées ne seront plus jamais les mêmes qu’avant… mais elles seront tellement plus chouettes que ces premiers jours seule avec bébé à la maison où tu ne faisais que de te demander “C’est donc ça ma vie, maintenant ?“.

Très vite, tu reprendras les balades, et avec tes deux bébés cette fois (tu seras toujours la plus à l’arrache dans les transports mais tout le monde trouvera ça mignon… et toi aussi d’ailleurs).

Tu t’en voudras de ne pas avoir habillé ton fils avec les tenues stylées qu’on lui aura offertes. Elles seront devenues trop petites, trop rapidement… Mais pas grave, tu te rattraperas en devenant addict au rayon bébés de Vinted.

Tu continueras de faire comme ça te chante et comme ton instinct te recommande de le faire avec ton bébé (hors question de santé bien sûr). Tu te rendras compte que la plupart du temps, ça roulera (et que quand ça ne roule pas, ça servira de leçon pour la prochaine fois !).

Tu ressentiras la même tristesse que papa lorsqu’il allait travailler et qu’il vous laissait tous les deux tous seuls à la maison, notamment lors de tes premières nuits “loin”, sans eux. Tu comprendras que tu avais finalement de la chance d’avoir pu passer tant de temps avec ton bébé grâce à ton congé maternité (même si sur le coup ça te paraissait être l’enfer).

Tu réaliseras que ce moment n’aura été facile pour personne et tout le monde t’en fera la confidence (de ta boss au boulot à ta voisine croisée dans l’ascenseur en passant par ton livreur DHL). Tu découvriras d’ailleurs une facette méconnue de certains de tes proches et amis : ce voisin qui t’attendra pour t’aider à décharger la voiture quand tu rentreras seule d’un weekend avec ton bébé et ton chien, cette collègue qui écoutera attentivement tes petits “ratés” de maman et qui te fera comprendre que tout est absolument normal, cette cousine qui prendra religieusement de tes nouvelles chaque jour depuis l’arrivée du bébé, ce pote pourtant pas du tout branché gosse qui fera plusieurs centaines de kilomètres pour venir voir le tiens juste le temps d’une après-midi, cette lectrice qui te proposera de te cuisiner des bons petits plats réconfortants, cet ancien camarade de stage qui couvrira ton fils de cadeaux alors que tu n’avais pas eu de nouvelles de lui depuis à peu près mille ans… et j’en passe.

Bref, tu vas en chier un petit peu mais tu verras, tout ira mieux et tu finiras par kiffer <3

12 conseils pour VRAIMENT aider une femme enceinte ou une jeune maman.

Parmi les trucs tout mignons que j’ai pu vivre pendant ma grossesse, il y a eu ce soir où j’ai commencé à taper “Comment…” sur Google et que s’est affiché “Comment aider sa femme enceinte” en dernière recherche de mon mari. Attendrissant mais aussi un peu perturbant. Il y en a, pourtant, des choses à faire pour soulager sa femme ! Alors que vous soyez un conjoint, une amie, un membre de la famille… et que vous manquez d’inspiration, cet article est pour vous ! Évidemment, il ne s’agit que de mon point de vue (basé sur mon expérience et aussi sur ce que j’ai pu voir et entendre autour de moi). J’insiste sur le fait que cet article n’est pas 100% À CHARGE CONTRE MON MARI. Voyez-le plutôt comme un condensé de tout ce que mes congénères mamans m’ont rapporté ;)

Avant bébé.

1. Lorsque la marche devient trop difficile pour la future maman, vous pouvez poser / appuyer une main dans le bas de son dos pour porter ses pas et lui (re)donner des ailes! Cette technique m’avait par exemple permis de gravir les petits chemins des Cinque Terre sans forcer.

Voilà, comme ça, mais la main dans le dos.

2. Vous êtes une brêle en massage ? C’est pas grave, on prend quand même ! Pieds, tibias, dos, épaules, crâne… tout est bon pour se sentir apaisée. Vous pouvez aussi offrir un moment détente en institut spécialisé si vous le pouvez.

3. Toujours dans la rubrique confort : si, comme nous, vous dormez toujours sur votre matelas d’étudiants, que vous êtes en extase chaque fois que vous passez une nuit à l’hôtel MAIS que vous n’avez RIEN fait pour remédier à ce problème, je vous suggère vivement de repenser vos plans literie. J’ai eu la chance de tester le matelas EMMA (“produit de l’année 2019” porté n°1 par UFC Que Choisir) : ni trop ferme, ni trop mou, il apporte le soutien nécessaire là où il faut (on ne s’enfonce pas et le corps reste droit tout au long de la nuit). J’ai deux regrets par rapport à ce produit : 1. ne pas l’avoir eu avant d’accoucher, 2. me sentir obligée de changer de sommier désormais, car il fait vraiment tout pourri en comparaison au matelas ! Vous l’aurez compris, avec les nuits qui vous attendent, tout ce qui permettra d’upgrader la qualité de votre sommeil est bon à prendre !

Photo prise complètement à mon insu par le papa juste avant de partir au travail
#auboutdemavie #ilmentraine #auboutdelanuit

4. Chers conjoints, impliquez-vous au max dans les préparatifs, et pas seulement pour la déco de la chambre ou les gros achats ! C’est cool aussi que vous vous intéressiez à notre projet de naissance, que vous nous aidiez à choisir et acheter les vêtements du bébé (pour vous familiariser un peu avec et éviter d’avoir à nous demander dix fois par jour où est rangée telle ou telle chose), que vous fassiez aussi les recherches pour trouver sage-femme, pédiatre etc. Le fait de partir à “connaissances égales” permet par la suite d’éviter une bonne partie de charge mentale pour la maman.

5. Enfin, toujours pour messieurs, faites vous-mêmes vos sacs de maternité (les “guides” de préparation de valise de maternité qui nous expliquent que “il ne faut pas oublier les mouchoirs, les petits bonbons, la bouteille d’eau, le chargeur de téléphone… dans la valise de papa“, AU SECOURS !). Les papas sont sur le point de devenir… wait for it… PAPAS. Ce serait cool qu’ils se gèrent eux-mêmes non ?

A l'arrivée de bébé.

6. Ça peut être très chouette pour la maman de savoir que le papa se chargera d’annoncer la bonne nouvelle à l’entourage (si elle n’a pas l’énergie / l’envie / le temps de le faire). Il pourra d’ailleurs en profiter pour partager les souhaits de visite : “Nous serions ravis que vous veniez rencontrer bébé telle date, tel lieu, telle heure…” ou, au contraire “Nous profitons pour le moment seuls de ces premiers instants, n’hésitez pas à passer à la maison dès telle date, telle heure“, histoire que maman ne passe pas pour la relou asociale de service si elle ne veut pas voir du monde défiler à la maternité (comme moi, coucou !).

Maman est super occupée, merci au revoir.

Au fil des jours, le papa pourra conserver son rôle de “voix des trucs gênants et chiants” (“non, elle ne veut pas aller voir untel“, “non, elle n’a pas besoin de ça“, “non, ça ne lui dit rien“, “oui, elle a déjà essayé“, “elle sait ce qu’elle fait“, “elle préfèrerait ne pas que…“). Pendant les premières semaines, j’ai souvent eu l’impression qu’il était parfois compliqué voire pénible de faire respecter mes choix. Et même si je suis plutôt indépendante, j’ai été très contente d’avoir mon mari pour me soutenir, me protéger et même me “défendre” (en bonne introvertie que je suis, je me suis sentie ensevelie par les milliers de conseils / critiques / retours d’expériences / avis – contradictoires et non sollicités – de TOUT LE MONDE). En fait, je crois qu’il vaut mieux partir du principe que si les parents ne vous ont pas explicitement demandé de conseil, c’est qu’ils n’en veulent pas (à l’ère d’internet et des réseaux sociaux, il y a à peu près 99% de chance pour qu’ils se soient déjà informés sur un sujet en cas de doute, et auprès des sources ou personnes qu’elles auront soigneusement sélectionnées, selon leurs goûts, envies et confiance).

7. Ne critiquez pas la façon de faire de la maman / des parents (SAUF si vous comptez réellement donner un coup de main ou apporter quelque chose d’incontestablement constructif), ça ne sert absolument à RIEN (si ce n’est l’ / les énerver). Au contraire, essayez de vous focaliser sur le positif et encouragez-le !

8. Vous voulez joindre une jeune maman ? Ne l’appelez pas, textez-la. Ça laisse de la liberté quant au moment de réponse (avec un nouveau né à la maison, on a clairement pas que ça à faire de tchatcher au téléphone). Mode avion ou silencieux, c’était la vie que j’avais choisie.

9. Ne commentez pas le corps d’une jeune mère, ni en mal ni en bien d’ailleurs (dans les deux cas, vous encouragez un comportement ou un objectif qui est très probablement au-delà de ses capacités / préoccupations actuelles). Ça me paraît assez logique en vrai mais comme je me suis pris un “T’as encore un sacré ventre quand même” le lendemain de mon accouchement, je me dis que ça vaut le coup d’être répété, #truestory.

10. Si vous souhaitez offrir quelque chose, référez-vous à la liste de naissance (s’il y en a une, bien sûr). Moi qui avait (et a toujours) comme objectif de ne pas acheter superflu, j’étais saoulée de recevoir des cadeaux complètement random (ou, 12.000 fois le même). Si vous voulez ABSOLUMENT offrir des vêtements, pensez tailles 6 mois et plus.

11. S’il y a bien une chose – hors liste – que vous pouvez offrir, c’est du temps. Aidez la maman dans les tâches ménagères, les courses, les repas, proposez-lui de vous occuper de ses autres enfants / animaux de compagnie… Si vous êtes à distance, pourquoi ne pas offrir un abonnements ménage, des services pressing, traiteur, baby-sitting, pet-sitting, une livraison de plats surgelés ? On n’y pense pas souvent, mais c’est du pain béni pour un foyer débordé.

12. Une petite dernière pour les papas out there (c’est juste pour la rime, #MCdansuneautrevie) : pre-nez-des-i-ni-tia-tives. Pour en avoir parlé un nombre INCALCULABLE de fois avec les femmes de mon entourage, le souci semble récurrent. Par exemple, plutôt que dresser des constats débiles (du style “Y’a bébé qui pleure” ou “C’est l’heure de le faire manger / le baigner non ?“), allez voir pourquoi bébé pleure, allez lui préparer à manger, allez le laver, c’est bien aussi ! Ne parlez pas, FAITES. Oh, et ne nous faites pas remarquer que vous l’avez fait à la fin svp, on n’en peut plus de ça ! Quand vous voulez participer, ne demandez pas “ce que vous pouvez faire” ou “comment vous pouvez aider“. Comment voulez vous qu’on se sente “aidées” si vous nous demandez sans arrêt de nous remémorer la liste de tâches qui nous hante du soir au matin et que vous avez le privilège d’ignorer (du moins partiellement). Réfléchissez 3sec et faites ce qui semble être à faire ! Si VRAIMENT vous hésitez, à la limite posez des questions précises (« Qu’est-ce que je peux mettre à laver dans la machine » plutôt que « Y’a quoi à faire ? »). Pour finir, quand vous dites que vous allez vous occuper de bébé, évitez de nous demander un “coup de main” dans la foulée. Si on y arrive seules toute la journée, pas plus formées que vous à la parentalité, fatiguées par les journées et les nuits, esquintées par l’accouchement et déglinguées par les hormones, vous devriez y arriver aussi, même après une journée de travail. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. C’est en essayant qu’on devient parents :)

J’espère que cet article vous sera utile, à vous ou aux femmes de votre entourage ! Partagez-le s’il vous parle, démontez-le en commentaire si vous trouvez que j’exagère, inspirez-vous-en si vous ne savez pas quoi faire ;)

Article réalisé en partenariat avec EMMA Matelas

Mes 12 favoris pour maman et bébé (et quelques trucs complètement inutiles !).

J’ai eu beau me dire que “je n’achèterai que l’essentiel”, je me suis bien évidemment laissée séduire par les sirènes du marketing et autres recommandations de mamans du web. Parfois pour le meilleur, et aussi quelque fois pour le pire. Petit florilège de ce que j’ai vraiment ADORÉ (pour moi, mais aussi pour bébé !) et de ces trucs que je n’aurais jamais dû acheter… en espérant vous être utile :)

1. Trouvez-vous votre crème hydratante sauveuse de vie (de la maternité aux mois qui suivront) ! Il y a fort à parier que vous n’aurez pas énormément de temps à consacrer aux soins (du moins, aux vôtres…) et encore moins aux mises en beauté. Or, comme l’idée n’est pas non plus de se laisser tomber en ruines, je vous suggère grandement de dénicher celle qui deviendra l’essentiel de votre routine, qui remplacera votre makeup (pas besoin quand on a une peau nickel) et redonnera un petit coup de pep’s à votre par temps de mou. Perso, j’ai adoré (et j’adore toujours) la crème Hydra-Essentiel de Clarins.

2. Pas vraiment un produit ni un service, plutôt un petit conseil tout simple (auquel je ne prêtais pas beaucoup d’importance): prenez À BLOC de photos / vidéos ! Mitraillez comme pas possible, même ces moments dans lesquels vous serez loin d’être au top (de toute façon, ça n’arrivera probablement pas vu le contexte ahah !). Capturez votre chambre à la mat’, filmez les premiers moments avec bébé dans vos bras (même s’il ne se passe “rien”), immortalisez sa petite bouille chaque jour (elle change SI vite !), enregistrez ses premiers bruits… Bref, profitez de la technologie pour vous construire ces souvenirs si importants (mais ne restez pas non plus sur votre téléphone) ! Ne vous dites pas que vous ferez “des belles photos” quand “vous aurez le temps” ou “avec un pro”, ce ne sont pas celles-ci qui comptent. Les plus importantes seront celles de “la vraie vie”, celles que vous regarderez en vous disant “Olala, tu te rappelles, il bavait tout le temps“, “J’avais oublié comme il était chevelu !“, “C’est dingue comme j’en pouvais plus ce jour-là !” etc.

3. Ma gaine Belly Bandit Original: portée à peine quelques heures après mon accouchement, elle m’a permis de me sentir soutenue très rapidement (sachant qu’on a zéro force abdominale et a priori souvent des douleurs dans cette zone et plus bas…), de “remettre en place” mes organes très rapidement (selon les dires des sages-femmes qui me suivaient) et de retrouver un ventre “plat” (tout est relatif hein) beaucoup plus rapidement.

4. Un porte-bébé de ouf (à savoir qu’il me tenait à cœur de vivre ma maternité sans poussette – pour moi, c’était un peu l’objet de l’enfer, encombrant, qui emmerde tout le monde en ville, pas pratique avec un chien, bref, il était hors de question d’en acheter une… mais ça, c’était avant la canicule). Pour autant, je ne regrette pas ce modèle d’Artipoppe (qui coûte clairement une blinde, et uniquement pour le style). Je ne recommande pas spécialement cette marque (il en existe d’autres aussi bien, aussi confortables pour bébé, pour beaucoup moins cher), mais j’avais vraiment envie d’un truc beau, pour prendre plaisir à l’associer à mes tenues, et donc le porter tous les jours. Mission réussie.

Porte-bébé Artipoppe Zeitgest

5. Vinted, vinted et encore vinted ! C’est simple, j’ai acheté l’intégralité des vêtements de mon fils (de zéro à 6 mois) sur la plateforme, avant même sa naissance. Une panoplie de bodies, pyjamas, petits ensembles et autres vestes, que je choisissais la plupart du temps neufs et étiquetés (je choisissais ce critère en général) et souvent en lot (il suffit de trouver une vintie qui a les mêmes goûts que vous !). En plus de faire d’ÉNORMES économies (plus de mille euros si on compare aux prix du commerce), ça fait tellement plaisir de réutiliser ce qui existe déjà.

Couverture des rêves Aden + Anaïs – Tapis Maisons du monde

6. Un nid d’ange à la fois confortable et résistant. Gros kiff pour ce magnifique modèle en wax, à la base pour que bébé dorme dedans occasionnellement… Finalement, il s’y est senti tellement bien que c’est devenu son cocon pendant les deux premiers mois: non seulement mon fils y était bien au chaud et rassuré, mais en plus ce truc était super pratique pour transporter bébé sans le réveiller, ou pour faire petit lit d’appoint !

Nid d’ange Sevira Kids

7. Dans la même veine, je collectionne les langes. Le genre de trucs dont on ne connaît absolument pas l’utilité avant d’avoir eu un bébé, et qui dépanne environ 12.000 fois par jour une fois qu’il est arrivé: pour faire office de couverture, essuyer les reflux, protéger du soleil, couvrir un matelas à langer… Je confirme que les meilleurs sont les Aden + Anais (tellement doux, jolis et résistants), néanmoins, je ne recommande pas forcément la taille “maxi” que je trouve finalement assez encombrante (ça traîne par terre et prend beaucoup de place dans un sac).

8. Une jolie déco, originale et durable, pour la chambre de bébé. Mon mari et moi sommes tous les deux des amoureux des animaux et de la nature, nous avons donc opté pour une ambiance très “wildlife” pour notre petit, sans trop de surprise. Là aussi, nous avons préféré nous tourner vers des meubles d’occasion (lit ancien, commode, armoire…) que nous avons relookés (et désinfectés aussi, vous me connaissez maintenant LOL) nous-mêmes.

Suspension en bambou et pouf La Redoute – Suspension murale en macramé Etsy – Affiche “Welcome To The Jungle” Desenio – Descente de lit en peau de mouton

Notre grande commode à tiroirs par exemple (TELLEMENT PRATIQUES CES TIROIRS D’AILLEURS), c’est la fameuse Hemnes Ikea que nous avons revernie et dont nous avons changé les boutons. Rien de sorcier, mais l’effet est plutôt chaleureux, non ?

Et pour les affiches au mur, j’aime toujours autant la sélection de posters pour enfants de Desenio !

Affiches “Animal Alphabet” et “Vintage Monkey” + cadres Desenio – Matelas à langer Lilikim
Affiche “Welcome To The Jungle” Desenio – Peluche croco Done by Deer

9. Pour les repas (qui se limitent pour le moment au lait artificiel), j’ai, comme beaucoup de mamans, testé plusieurs marques. Ma préférée est Suavinex, pas donnée mais fait clairement ses preuves (aucune fuite, pas de colique, faciles à laver, jolis…). Et pour les bibs “on the go”, je recommande mille fois les petits compartiments doseurs à trimballer partout (il suffit d’en remplir quelques uns et d’avoir des biberons d’eau avec vous !).

10. Et parce que l’hygiène et la santé de bébé sont primordiales, nous avons testé plusieurs choses là aussi. Pour les couches par exemple, je retiens trois marques (toutes plutôt clean: sans lotion, chlore, parfum…) avec lesquelles nous n’avons jamais eu de fuites. Pingo tout d’abord (écologiques et biodégradables !), mais aussi les couches Tamboor (marque propriétaire Orchestra, certifiées PEFC) et enfin Harmonie de Pampers (conçues avec des ingrédients d’origine végétale). Si chacune ont leurs avantages et leurs inconvénients propres (prix, réseau de distribution…), je suis à peu près certaine que vous ne rencontrerez pas de problème avec celles-ci.

Je n’ai malheureusement pas réussi à passer aux couches lavables… alors je me rattrape en utilisant des carrés de coton lavables en bambou pour le nettoyer (à l’eau ou au liniment), plutôt que des lingettes. Et lorsque ces dernières sont vraiment indispensables, c’est pour les marques Waterwipes ou plus récemment Rascal & Friends que je craque.

Un autre truc qui dépanne bien aussi: les parfums bébé. Beaucoup de marques en proposent (je vous avais parlé de celui de l’Occitane qui sent divinement bon et que je porte moi-même maintenant !): très pratiques à pulvériser en urgence sur les fringues de bébé quand il vient de se vomir dessus et qu’on n’a pas le temps de le changer (hé ouais, ça arrive, j’ai pas honte de le dire LOL).

11. Pour le bain, nous avons opté pour la baignoire Flexi de Stokke (se plie très facilement et prend zéro place dans la salle de bains, dans le coffre etc.) à associer avec une jolie cape (parfaites pour enrober bébé, de la tête aux pieds et en un mouvement) pour un moment de bain réussi et sans pleurs ;)

12. Et pour terminer cette liste de favoris, deux accessoires un poil “gadgets” mais qui sont finalement bien utiles: l’attache-tétine (vous comprendrez vous-même pourquoi c’est indispensable..!) et aussi le rétroviseur pour siège-arrière (bien pratique pour surveiller bébé en toute sécurité sur la route).

Place maintenant aux articles dont vous pourrez, à mon sens, complètement vous passer (présentés un peu en vrac, parce que bon, j’ai plus le temps pour développer pour des trucs qui servent à rien !): la taille “naissance” (achetez du 1 mois directement, vous ne verrez quasi aucune différence et ça durera plus longtemps… encore que, mon fils était habillé en 3 mois à la maternité), le chauffe-biberon (bébé s’est très bien fait à l’eau d’Evian à température ambiante !), les meubles à usage réduit ou temporaire (exemple, la table à langer… pourquoi acheter un meuble dédié quand vous pouvez faire ça sur une commode ? et en plus vous êtes libres de choisir la hauteur qui vous convient, important pour les couples de “grands” comme nous !), le sac à langer (n’importe quel grand sac fera très bien l’affaire en fait, et en plus il sera plus joli ahah !), les cosmétiques pour bébé (chez nous, ça tourne à l’eau, au lait pour le corps Weleda et à l’eau de fleur d’oranger pour le visage !).

Et vous, quels sont vos indispensables de maternité, puériculture etc. ? Y a-t-il beaucoup d’articles que vous regrettez d’avoir achetés ?

Article réalisé en collaboration avec Desenio

J’ai testé pour vous: foirer son allaitement.

Disclaimer: Avant l’arrivée de bébé, l’allaitement était pour moi une ÉVIDENCE (ayant moi-même été allaitée très longtemps par ma maman, j’avais envie d’offrir la même chose à mon fils). J’étais convaincue que cela se ferait sans aucune difficulté (quoi de plus naturel que donner le sein…). Je pensais aussi que “consultante en lactation” était un nouveau bullshit job. Je ne m’étais pas non plus ÉNORMÉMENT renseignée sur le sujet (comme un peu pour tout ce qui concerne ma grossesse et mes premiers mois de maman, que je souhaitais vivre par envie et par “instinct” avant tout).

Spoiler alert: I WAS SO F****** WRONG.

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Délibérément une photo qui détend un peu l’atmosphère, vu ce que je m’apprête à vous raconter (photo Laura Miles photography).
ÉTAPE 1: LE MAUVAIS DÉPART.

Tout commence à la mat’ (sans surprise) où mon fils prend le sein quasi dès la naissance. Jusque là, pas de problème. Mais ça se complique très vite ensuite.

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Quand tu penses que tu vas tout gérer comme une pro.

Je n’ai pas de lait (du moins, pas de colostrum, ce premier liquide prodigieux blindé d’anti-corps) et je commence à avoir mal (très mal) aux seins. En effet, pendant les deux premiers jours, bébé est collé à ma poitrine sans jamais finir rassasié. C’est alors que commencent les premiers “mini bibis” (10 à 30ml d’après mes souvenirs) car mon fils a beaucoup de mal à reprendre son poids de naissance.

Puis, au troisième jour, miracle. Montée de lait PHÉNOMÉNALE. Des seins gonflés à bloc, bébé toujours en train de téter… mais toujours aucune prise de poids notable. Le tout dans une douleur incommensurable (pire que l’accouchement, si vous voulez vraiment savoir). Les petits biberons continuent donc. Mes seins quant à eux sont plein de lait, au point qu’une sage-femme est contrainte de m’aider plusieurs fois par jour à les “vider” (façon de parler) dans des verres d’eau chaude... Chose qui me soulage grandement, même si, en parallèle, mon bébé semble toujours “téter dans le vide”. Mes tétées sont observées par l’équipe de soins, aucun problème n’est constaté, c’est à n’y rien comprendre. Pour la douleur et faire désenfler, on me pose des compresses camphrées énormes qui font plutôt effet.

Les heures passent et je commence à appréhender chaque tétée TELLEMENT j’ai mal (alors que je ne suis a priori pas du tout douillette… et je suis par ailleurs bien équipée: lanoline, silverettes e tutti quanti). C’est comme si la bouche de mon fils était tapissée de papier de verre et d’aiguilles, tout ce qu’on aime. Je pleure énormément et mords mon oreiller à chacun de ses “repas”. Je passe aussi pas mal de temps en ligne, sur les forums, à la recherche de réassurance (“normal d’avoir mal aux seins pendant l’allaitement”, “combien de temps douleur allaitement” etc.). J’en parle à des copines, beaucoup me disent que “C’est normal d’avoir mal au début“… wokay. Mais là c’est pas de la douleur, c’est de la torture.

Je suis au bout du roul’, ravagée par ce que je ressens physiquement et le sentiment de ne pas arriver à subvenir aux besoins de mon fils, à peine quelques heures après sa venue sur terre. Fort heureusement, mes nuits sont relativement calmes, bébé dort plutôt bien, sauf une nuit où une infirmière, elle-même un peu dépassée, me suggère de lui donner une tétine – enfin une “lolette” comme on dit ici en Suisse. Je suis très étonnée, et même si j’en ai une au fin fond de mon sac de maternité, je lui fais part de mes doutes et de mes appréhensions. La tétine, c’est le mal, non ? “Oh vous savez, ça fait des heures qu’il pleure, vous avez tout essayé, il n’a pas faim, sa couche est propre, il n’arrive pas encore bien à sucer ses doigts, donnez-lui va !“. Okay. Résultat immédiat, bébé s’endort calmement en mode Maggie Simpson.

On me laisse quitter la maternité (avec un poids vraiment bas par rapport à celui de naissance) et, même si je suis contente de rentrer à la maison, je stresse un peu grave pour la suite. Moi qui me voyait allaiter six mois, un an, deux ans voire plus, j’en ai déjà ras-le-*** après seulement quelques heures.

ÉTAPE 2: LA LOOSE À DOMICILE.

Un des trucs que j’ai découverts un peu sur le tas, c’est qu’en Suisse (du moins à Genève), les sages-femmes nous rendent visite dès le retour de la maternité. Beaucoup de visites (jusqu’à 16). J’ai la chance de tomber sur une femme fantastique, avec qui je m’entends direct très bien et qui, en plus de prendre grand soin de moi, comprend très rapidement notre galère allaitement. Sauf qu’à chaque visite (CHAQUE JOUR), mon fils se retrouve pesé. Et avec l’allaitement qui fonctionne mal, le niveau de stress est toujours au max avant le moment fatidique de la balance. Je prie pour que mon bébé ne lâche pas un caca atomique avant la pesée, histoire de gratter des grammes. Je ne suis vraiment fan de ce rituel que je trouve beaucoup trop stressant, mais bon, c’était visiblement pour la santé de mon petit bonhomme…

Au deuxième jour de retour à la maison, ma sage-femme me dit qu’il faudrait sérieusement “envisager le tire-lait“. Un tire-lait ? Pour quoi faire ? Pourquoi tout de suite ? Est-ce qu’on peut attendre quelques jours ? Mon fils n’a même pas une semaine que j’ai l’impression qu’on enterre déjà mon souhait d’allaitement “classique”. On laisse passer un jour… mais très vite le verdict tombe, la prise de poids n’est pas suffisante. Mon mari file louer un tire-lait à la pharmacie, et ma sage-femme me fournit tout plein de conseils pour booster ma lactation et réduire mes douleurs (qui sont toujours là, évidemment et toujours plus intenses en prime): nouvelles positions, bière sans alcool, Ovomaltine, homéopathie (moringa, chardon Marie…).

On me dit que “se reposer, boire beaucoup et manger correctement” sont les clefs d’une bonne lactation – précisément les trois choses que je n’ai plus du tout le temps de faire.

Pour autant, au fond de moi je suis persuadée d’avoir du lait.

Au fil des jours, je tire beaucoup de lait… mais je persiste à vouloir mettre mon fils au sein (le tire-allaitement n’étant pas une option pour moi). Je pleure à chaque fois, je n’arrive plus à enfiler un t-shirt seins-nus ou porter un soutien-gorge, le moindre filet d’eau sous la douche me fait hurler de douleur. Je complète les tétées avec le lait que j’ai tiré (que je donne au biberon).

Deux jours plus tard, le poids de mon fils n’est toujours pas satisfaisant. Ma sage-femme me dit alors qu’il faut “complémenter” mon fils avec du lait en poudre. Je me rends bien compte que je n’y arrive pas et que mon bébé ne grossit pas assez. Mon monde s’effondre.

Commence alors une légère prise de poids (mon bébé buvant un mini biberon de lait artificiel après chaque repas), c’est déjà ça. Sauf qu’un jour j’ai tellement mal que je suis obligée de tout arrêter (plus de tétées, de tire-lait… même porter bébé est impossible). J’ai de la fièvre, je tremble, je suis vidée de toute énergie, au fond du seau. Je me sens comme la pire des m*****.

Je me repose quelques jours, puis je reprends. Comme le lait est toujours là, je ne perds pas espoir, même si j’ai toujours très mal malgré tous les subterfuges (téterelles etc.). Les visites de ma sage-femme s’espacent, je me sens moins stressée, j’ai l’impression de pouvoir “expérimenter” et tenter de trouver mon rythme sans pression (sachant que bébé n’a alors que 10 jours). Je me dis que je vais y arriver, que je prends juste plus de temps que les autres femmes. J’essaye de rester calme quand on m’explique “moi j’ai été nourri au lait en poudre, j’en suis pas mort, regarde !“.

ÉTAPE 3: LE LACTA-THON.

Parmi mes défauts (ou qualités, c’est selon), figure le fait d’être PARTICULIÈREMENT tête de mule obstinée. Je continue donc mon “allaitement mixte” (tétées, biberons de lait tiré, biberons de lait en poudre quand vraiment les douleurs sont au-delà de tout…). Je ne comprends pas (PERSONNE ne comprend) pourquoi mon fils prend si peu de poids. Je décide de tout faire pour avoir une lactation “au max” (histoire d’éliminer une bonne fois pour toute l’éventualité du “Je ne produis pas suffisamment de lait“) et me lance dans une sorte de marathon: je passe des JOURNÉES ENTIÈRES avec mon fils au sein. Je ne me consacre plus qu’à cela, toujours dans la douleur (ça fait mille fois que je le dis mais, vraiment, c’est atroce, surtout qu’entre temps j’ai lu et entendu partout que “l’allaitement ne doit PAS faire mal” !). Je sais que plus un bébé boit, plus le corps produit de lait… alors je m’accroche de ouf.

Mon canapé, mon coussin d’allaitement et moi avons fusionnés. En moins d’un mois, je prends beaucoup de poids car je n’ai plus AUCUNE autre activité que l’allaitement (foireux).

Je me retrouve plus fat qu’en fin de grossesse (si on enlève le poids du bébé).

Mon fils tète pendant 40min en moyenne, toutes les 1h30 (la fréquence se calculant à partir du début de la tétée… je vous laisse imaginer mes journées de l’enfer). Mon quotidien est fort déprimant, je suis coincée chez moi, je ne peux RIEN faire. Harlem est chez mes parents car je ne peux même plus le sortir la journée. Je ne peux voir PERSONNE, je reçois TRÈS PEU car concrètement, mon fils “mange” sans arrêt. Et quand je dois me déplacer (chez mes parents, dans ma belle famille…), je reste enfermée pour nourrir celui que j’appelle désormais “l’ogre”. Tout le monde doit s’organiser autour de moi, je me sens comme le pire des boulets en plus d’être plainte par tout le monde. Pour me donner du courage, je m’abonne à plusieurs pages facebook de mamans allaitantes, j’ai l’impression de devenir une experte ultra calée d’un truc que je pensais pourtant simple comme bonjour encore quelques semaines en arrière.

J’aime mon bébé mais je hais ma nouvelle vie.

Un jour, alors que je suis en “vacances” dans le Sud, la douleur et le ras-le-bol sont tels que j’appelle, portée par le désespoir, une infirmière consultante en lactation. Je lui explique que je ne me sens même pas capable faire la prochaine tétée, tellement j’ai mal (mon fils a alors un mois et demi). Je suis reçue dès le lendemain, la dame observe une tétée: la position est correcte, j’ai du lait… mais la succion de mon fils pose de gros problèmes (de “pression” notamment). Tiens, ENFIN quelqu’un pour me dire que JE n’y suis pour rien (non pas que je cherche un coupable à ce moment-là, mais j’avais besoin d’entendre ça). Cette consultante me recommande de trouver un ostéopathe spécialisé en bébé et surtout en “pression” de la langue (?). Mission impossible (d’où mon appel à l’aide en story Instagram d’ailleurs). On me parle d’une excellente chiropraticienne chez qui je me rends dans la foulée. Celle-ci détecte plusieurs tensions chez mon bébé et me conseille de faire couper son frein de lèvre supérieur. Je me rends chez un ORL deux jours plus tard, qui coupe freins de lèvres et de langue (tant qu’à faire), aux ciseaux (pendant que je tiens la tête de mon bébé, puis le met au sein immédiatement après la section, alors qu’il a la bouche pleine de sang, #chouette). Le soir-même, je connais pour la première fois une tétée sans douleur. Une deuxième va suivre même. Je suis à deux doigts de crier victoire.

Je me dis que quelqu’un voulait que j’en voie de toutes les couleurs avant d’enfin connaître la joie de l’allaitement réussi.

Le lendemain au réveil, première tétée: mon fils, ou plutôt sa bouche, me bousille de nouveau les seins.

ÉTAPE 4: L'ABANDON.

Je ne suis que désillusion. Mon fils arrive sur ses deux mois et j’ai l’impression d’en avoir trop fait (ostéo, chiro, ORL, centaine de kilomètres de route à chaque fois…), sans trop de raison, si ce n’est pour satisfaire mon obstination. J’ai dépensé des fortunes dans toutes sortes de gadgets (accessoires, alimentation), dans les consultations de spécialistes… pour satisfaire mon obstination.

Pour couronner le tout, on me diagnostique une candidose qui signe l’arrêt définitif de mon allaitement, tant j’ai mal. Par “chance” (lol), elle sera vite soignée. Malgré un arrêt complet de tétées et de tire-lait pendant plusieurs jours, j’ai toujours du lait. Comme mes seins sont complètement rétablis, je ne ressens plus AUCUNE douleur… Je tente le tout pour le tout une dernière fois en mettant mon fils au sein. A peine quelques heures plus tard, je ressens de nouveau une douleur atroce au bout des seins. La preuve que sa succion fonctionne mal, au point de m’abîmer en une seule fois.

Je lâche l’affaire.

Nous transitionnons doucement vers une alimentation de lait artificiel à 100% (Hipp Combiotik, qui a le mérite d’être bio et sans aluminium). Le succès est total. Mon fils ADORE ses biberons, il grandit et grossit à une vitesse folle. Aujourd’hui, à trois mois et demi, il pèse presque 8kg pour 64cm. Mon beau bébé est en pleine forme, costaud comme tout et déjà bien musclé. Et même au biberon, il mange ÉNORMÉMENT (je me demande si j’aurais pu suivre son rythme et l’intensité de ses pics de croissance en l’allaitant vues les quantités astronomiques qu’il s’envoie…).J’ai pris la bonne décision.

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Une langue tendue et un pyjama “You and milk”. THE AUDACITY.
ALORS D'OÙ VENAIT LE PROBLÈME ?

Malgré de longues heures de tétées à la maternité, mon lait n’est arrivé que tardivement. Mon fils est-il né avec des problèmes de succion ? A-t-il été “détraqué” par la première tétine ? Par les biberons de complément (de la maternité, de complément à la maison) ? Je ne le saurai jamais. Quoiqu’il en soit, la conclusion de cette histoire (qui me paraît rocambolesque, à la limite du ridicule aujourd’hui), c’est que quand ça veut pas, ça veut pas. Je n’avais de toute façon plus envie de faire subir quoi que ce soit d’autre à mon fils.

Aujourd’hui je REVIS littéralement et je me dis que si j’avais persisté, je serais sûrement passée à côté de plein de moments formidables: tant de sorties, de balades, de voyages, de découvertes, de moments entre amis, en famille… dont nous avons été littéralement privés les premières semaines. Ou peut-être que ça aurait finalement marché ?

Alors voilà, tout cela n’est pas très glorieux… mais c’est comme ça. J’ai mis toute la bonne volonté du monde dans ce projet d’allaitement et malgré tout, ça n’a pas fonctionné comme je le souhaitais. Un grand merci à celles et ceux qui m’ont accompagnée dans cette galère (Papa, Maman, Beau Papa, Belle Maman, Elsa S., Lisiane, Agathe, Béré, Célia, Margot, Jess, Clem, Sophie, Julie, Marie, Elsa D., Laure, Angélique, Warsha, Ella, Bianca, Céci, Désirée, Kay, Isa, Emma, Ellen et vous toutes qui m’avez submergée de petits mots d’encouragements quand j’ai fait part de mes difficultés sur Instagram). Et surtout, à mon mari qui n’a jamais cessé de m’encourager, de me comprendre (et de me défendre aussi parfois), sans qui je n’aurais pas tenu une semaine <3.

6 choses qui m’ont été indispensables pendant la grossesse.

Avant de commencer cette petite série d’articles “grossesse et maternité” (hé oui, j’en ai préparé quelques uns, stay tuned les kids !), je voulais vous remercier d’avoir répondu à ma petite enquête Instagram. Je vous avais en effet demandé de me poser “toutes vos questions” sur le sujet et j’ai vraiment adoré recueillir vos réponses. J’essayerai donc de rebondir dessus dans tous les posts à venir !

Commençons par les 15 choses que j’ai trouvées absolument nécessaires pendant mes neuf mois de grossesse.

Photo L’instant d’une pose

J’aime bien le système de listes, ça me permet d’entrer en matière sans trop de fioritures… alors c’est parti.

1. Se créer une garde-robe simple… et efficace ! Comme je l’avais expliqué dans cet article, rien ne sert de trop dépenser en fringues dites “maternité” (hashtag arnaque du siècle), surtout si vous n’avez rien contre les robes et les jupes tubes: elles seront vos alliées pendant vos derniers mois de grossesse, quelle que soit la saison (et en plus, elles existent dans toutes les couleurs et avec tous les détails possibles et imaginables – boutons pressions, décolletés…). Et vous pourrez les reporter après avoir accouché ! Pour “l’après”, justement, je me suis aussi beaucoup tournée vers les jupes à taille élastique (pendant le moment un peu bâtard du corps “trop slim pour remettre un fat jean de grossesse” mais “trop fat pour rentrer dans un jean slim“). Notez que les chemises surtaillées (de votre mec par exemple, sachant que plus il est gros et grand, mieux ça rendra sur vous), sont top aussi :)

2. S’offrir – au moins – un beau pyjama (comprenez, joli, confort et de bonne facture pour résister à… tout ce qui va vous arriver héhéhé…) et aussi une chouette robe de chambre (je crois qu’on appelle ça “kimono” maintenant, mais les vieilles comme moi avaient de toute façon direct compris quand j’ai dit “robe de chambre”). Combien de fois j’ai été sauvée par cette dernière (quand tu allaites à moitié à poil et que le livreur sonne à ta porte, quand tu dois te réveiller en pleine nuit et préparer un biberon en moins de 5sec parce que bébé hurle et que ça caille un peu dans l’appart… ou tout simplement POUR RESTER TOUTE LA JOURNÉE ENFERMÉE CHEZ TOI AVEC LE SENTIMENT D’ÊTRE PAS TROP DÉGUEU, AU MOINS VESTIMENTAIREMENT PARLANT). Moi par exemple je me suis réfugiée dans ce “déshabillé” et, grâce à lui, j’ai eu l’impression d’avoir à peu près la classe en presque toutes circonstances.

3. Prendre grand soin de soi. Non pas que vous n’aurez plus le temps après (on me l’avait asséné mais, rassurez-vous, tout reste à peu près possible, même le shampoing – masque – gommage – épilation hebdomadaire #ilsuffitdycroire), simplement que ça vous fera tellement de bien. En effet, rien de plus agréable que de se sentir trop fraîche pendant la grossesse (hé ouais je suis toujours là pour sortir les sons du passé) ! Comme expliqué dans ma story grossesse (à la une sur mon profil IG), j’ai eu trois adresses incontournables pour cela (à Genève): Martine de Richeville pour garder la ligne tonique (et accessoirement et sans cellulite – par contre j’en ai plein depuis l’accouchement, pour la première fois de ma vie… y’a pas de justice), Forever Institut pour les drainages lympathiques qui soulagent et transportent les liquides stagnant en fin de grossesse (top contre la rétention d’eau) et enfin le salon Cazance pour se (re)faire une beauté capillaire (j’y suis allée pour un “glossing” doux (avec un max de composants naturels) ce qui m’a permis d’avoir les bouclettes resplendissantes et avec de jolis reflets chocolat… le petit plus qui fait kiffer en fin de grossesse !).

Des petits reflets et une brillance qui font plaisir.

4. Se trouver une “buddy de grossesse”. Moi qui suis plutôt du genre “solitaire” (ou plutôt #introvertie), je n’avais pas spécialement prévu (ni besoin) de partager mes ressentis, doutes, questions… avec qui que ce soit. Jusqu’à ce que je découvre que mon amie Ella était enceinte au même moment que moi (et, cerise sur le gâteau, on a accouché le même jour). C’était vraiment génial de pouvoir vivre le truc ensemble (et de s’écrire jusqu’à la salle d’accouchement !). Et ça l’est toujours d’ailleurs, d’autant plus que nos petits ont strictement le même âge ! Alors, bien sûr, on ne choisit pas de tomber enceinte en même temps que ses copines (quoique… lol). Pour celles qui se retrouveraient “seules” dans cette situation, je me dis que ça pourrait éventuellement être cool de suivre la grossesse d’une personne que l’on suit sur les réseaux (blogueuse, youtubeuse, célébrité), du moment que celle-ci est un minimum “accessible” (Kayla Itsines et son physique inouï à toute épreuve enceinte par exemple, à part foutre les boules, c’est pas forcément une bonne idée).

5. Prévoir les sachets de Gavisconell si vous souffrez de remontées acides: ça m’a sauvée, à chaque coucher (d’ailleurs j’en ai toujours un petit monticule au bord du lit, pour la nostalgie). On m’a aussi parlé du gingembre (mais je ne sais pas sous quelle forme ça se consomme et je n’ai personnellement pas essayé).

6. Se booker à l’avance un ou plusieurs jours « off », sans bébé. Autrement dit, se constituer une sorte de “porte de sortie” (ça peut être un jour, une soirée, une après-midi) où il est convenu que vous puissiez faire autre chose que gérer bébé. Cela implique de pouvoir compter sur le conjoint, papy/mamie… pour se libérer un peu de temps et simplement faire autre chose (pas la peine de se mettre une mine, juste ne pas rester dans les couches et les biberons pendant quelques heures, ça vous fera déjà beaucoup de bien). Ca peut être salvateur le premier mois (perso, j’étais sur une autre dimension le soir où j’ai pu sortir m’aérer la tête avec mes potes, papa gérant bébé à la maison). Et puis le fait d’avoir une date fixée à l’avance, ça donne un horizon plein d’espoir pour les jours où on en aura raz-le-*** – brutal honesty – car, oui, il y en aura des comme ça (à développer dans un prochain post…).

A tout bientôt, comme ils disent en Suisse.

Le jour d’avant.

Croyez-le ou non, les shootings, c’est pas tant mon truc (dixit la fille qui poste des articles illustrés depuis 2012). Je parle des séances photos perso hein. Or, avec la grossesse, je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a demandé si j’avais prévu d’immortaliser certains moments “d’avant” (certaines personnes ont d’ailleurs été très insistantes, coucou Estelle !). Aujourd’hui, alors que bébé est bel et bien arrivé et que je dispose d’environ 14 minutes à moi pour vous dire que je suis toujours de ce monde et que ça se passe pas trop mal (on s’en reparlera d’ailleurs !), je faisais le tour des quelques séances que j’ai pu organiser ces dernières semaines… et j’avais envie de partager quelques clichés avec vous. Parce qu’il faut le dire, Alena a fait un excellent travail !

Le titre de cet article est un peu mensonger, le shooting n’a pas eu lieu la veille de mon accouchement… mais une semaine avant. Sauf que “la semaine d’avant”, ça sonnait terriblement moins bien quand même. Bref, je ne regrette pas du tout d’avoir pris le temps de capturer nos derniers moments de couple, “à deux”.

A ce stade, j’avais le ventre rond comme un ballon (alors qu’il avait été plutôt discret pendant toute ma grossesse) et je me posais 46.000 questions (même si je me la joue calme et plénitude puissance 12).

Est-ce je suis prête ?
Est-ce que je vais y arriver ?
Est-ce que je vais l’aimer au premier regard comme toutes les autres mamans ?
Est-ce que lui va m’aimer au premier contact ?
Est-ce qu’il sera en bonne santé ?
Est-ce que je parviendrai à faire aussi bien que mes parents ?
Est-ce que ce ne sera vraiment “que du bonheur” (spoiler alert: non, arrêtez les mythos) ?
Est-ce que j’ai tout fait comme il fallait ?
Est-ce qu’on va réussir à gérer le chien en même temps (ne rigolez pas, imaginer qu’Harlem se sente délaissé m’a fait faire des cauchemars) ?
Est-ce que tous ces massages du périnée vont porter leurs fruits ? (spoiler alert: oui !)
Est-ce que je vais arrêter de changer de taille de soutien-gorge toutes les 3 semaines ?
Est-ce que je vais perdre mon “glouglou” (comprenez, mon triple menton de grossesse) après l’accouchement ? (spoiler alert: c’est long à partir)
Est-ce que je vais réussir mon allaitement ?
Est-ce que je vais accoucher avant Meghan Markle ? Et Tina Kunakey ? (LOL, on en était là…)
Est-ce que je vais hurler pendant mon accouchement comme une hystérique ?
Est-ce que ça va se voir que j’ai jamais changé une couche ?
Est-ce que j’aurai une collègue de chambre supportable ? Et son (ses ?) bébé(s) ?
Est-ce que je vais survivre aux réveils matinaux ? (moi, très grosse dormeuse)
Est-ce que j’ai vraiment bien fait d’acheter tous ces vêtements en taille “naissance” (via Vinted, heureusement) ?
Est-ce qu’il pèse vraiment 4kg200 à 36sa ? Est-ce que ça va passer ?!
Est-ce que ces cours d’haptonomie vont servir à quelque chose ?
Est-ce qu’on aura vraiment envie d’aller marcher une heure quand je sentirai mes premières contractions (comme recommandé pendant notre session de préparation à la naissance) ?
Est-ce qu’on achète une poussette ?
Est-ce que je vais devoir réorganiser ma vie professionnelle ?
Est-ce qu’il aura les cheveux frisés ? Des traits africains ?
Est-ce qu’il sera bien accueilli par Harlem (oui, encore lui, mais c’est quand même mon premier bébé…) ?
Est-ce que je vais me transformer en “mamoune” de la ligue des officiers d’état civil ?
Est-ce que je vais partager des photos de mon fils sur internet ?
Est-ce qu’on a choisi le bon prénom ? Et si j’ai envie de changer au moment où je vois sa tête ? Est-ce qu’on lui en donne un deuxième ?
Est-ce qu’il va falloir que j’apprenne à cuisiner ? (spoiler alert: tmtc que je vais bien devoir m’y mettre)
Est-ce que je vais mettre 9 autres mois à perdre mes kilos de grossesse ? Est-ce qu’Axel me trouvera toujours jolie ?
Est-ce que je vais regretter d’avoir dit que je ne voulais aucune visite à la maternité ? D’ailleurs, est-ce qu’elle est bien cette maternité ?
Est-ce que je vais pouvoir échapper aux avis/conseils/recommandations/partage d’expérience/injonctions/ remarques de toute part ?
Est-ce qu’il va me/lui/nous ressembler ?

Des questions si auto-centrées vous me direz… Mais il m’était encore bien plus difficile de me projeter sur ce petit être “invisible”. Les choses ont évidemment un peu changé depuis (quoique…) et je me pose désormais un peu moins de questions (quoique, bis). Cela fera sans doute l’objet d’un prochain article… d’ici là je vous embrasse bien fort.

Photos: Alena Zhiltsova

Pregnancy hair and glow.

Ola la compagnie !

Petit article express ce matin car j’avais envie de partager avec vous mes petits indispensables “beauté” (un bien grand mot, à chaque jour suffit sa peine hein) de ce dernier mois de grossesse. Ce mois où on n’a plus forcément le temps, l’envie, la force de bien s’occuper de ses cheveux (pourtant parfois assoiffés), ce mois où on a le visage littéralement prêt-à-exploser (merci la rétention d’eau et autres joyeusetés, cf. la dernière photo de ce post… #suspense).

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Pour mes cheveux, pas envie de me répéter douze mille fois (et de vous embêter avec mes radotages), je vous avais déjà détaillé ma routine (assez minimaliste depuis quelques mois) dans cet article récemment… Seules deux petites choses que j’avais envie de rajouter.

D’une, j’ai retrouvé ma passion pour le “pineapple”, c’est-à-dire le fait de m’attacher les cheveux de façon très très loose au plus haut de mon crâne avant d’aller dormir. Je ne le faisais plus depuis des années (la dernière fois que je vous en avais parlé, c’était ici, en 2014…) et je dois dire que c’était un peu idiot de ma part d’avoir abandonné. Au programme avec cette technique: une chevelure qui paraît beaucoup plus longue (l’élastique / le chouchou étirant les premiers centimètres aux racines) et des boucles d’aspect moins “fouilli” et plus définies (comme elles frottent moins contre l’oreiller pendant le sommeil).

On le voit d’ailleurs très bien sur ce post IG (3 jours après le shampoing):


 


De deux, je me surprends à réutiliser et à retomber amoureuse de la gamme Bb.Curls de Bumble & Bumble. J’adore vraiment cette collection, j’avais oublié à quel point elle me réussissait (alors que j’avais rédigé et partagé avec vous ce test, mais bon… comme quoi, même moi je n’arrive pas à retenir tout ce que je fais parfois ahah !). Alors si vous avez envie de (re)découvrir une gamme que je qualifierais de “sans faute” pour vos boucles (et que vous avez quand même un bon budget à consacrer…), foncez !

Parmi mes favoris figurent ainsi le spray primer (que j’utilise pour redynamiser mes boucles le matin après avoir lâché mon pineapple), le conditioner 3-en-1 (que vous pouvez utiliser en après-shampoing ou en leave-in !), et le gel (pas besoin de vous en dire plus, si ce n’est qu’il est excellent).

Voili voilou.

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Par contre on est d’accord que cette coiffure me rajoute 25kg ?

 

Et parce qu’il y a aussi un visage avec de la peau, des yeux et des lèvres sous cette petite montagne de cheveux, passons maintenant aux produits skincare/makeup/etc. qui font mon bonheur en ce moment (et là aussi, ça va être rapido !).

Pour prendre soin de ma peau, j’utilise la crème de jour Resveratrol Lift Cachemire redensifiante de Caudalie ainsi que l’Eau de beauté en spray de la même marque (j’adore son côté “piquant” et tonique, elle réveille la peau à n’importe quel moment de la journée, que l’on porte ou non du maquillage d’ailleurs).

Et quand j’ai l’air vraiment fatiguée ou que je veux à tout prix faire disparaître une tache ou une cicatrice (en vrai, ça n’arrive quasiment jamais vu que je passe 90% de mon temps sans makeup mais bon…), je me tourne vers le Creamy Concealer de Nars (je confirme, le meilleur anticerne du monde) que je combine avec quelques touches de mon highlighter favori (parce qu’il est très léger !), le Living Luminizer de RMS Beauty. Et toujours pour les touches discrètes qui font la différence: je me recourbe les cils (j’utilise le recourbe-cils Mac), j’intensifie mes sourcils avec le Boy Brow de Glossier (je n’en suis pas méga satisfaite pour être honnête… mais ça va bien en attendant la fin de ma grossesse, étant donné que je ne souhaite pas faire de retouches de pigmentation semi-permanente) et j’hydrate et sublime mes lèvres (comme avec un gloss) avec le tout nouveau baume-à-lèvres DHC dont je suis littéralement fan depuis que je l’ai reçu !

Résultat du petit chantier en photo:

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Meet my most pregnant face ever

Et vous, quels étaient (sont ?) les produits beauté chouchous de votre grossesse ? :)

La robe de ma grossesse.

A la question “Dois-je investir dans une foultitute de vêtements de grossesse“, j’aurais bien aimé que quelqu’un m’explique que NON. C’est moche, c’est SUPER cher… et vraiment, ça sert pas à grand chose (ou alors prouvez-moi le contraire mais à huit mois de grossesse, je suis toujours pas convaincue, hein). Les seules affaires “spécial maternité” que j’ai achetées, comme une imbécile en tout début de grossesse sans même savoir ce qui m’attendait, passent plus de temps coincées dans garde-robe que sur moi…

Bon, SAUF LES JEANS.

J’avoue qu’il n’y a pas trente milles solutions si l’on souhaite toujours en porter (et, quoiqu’il en soit, il faut tirer un trait sur les 501 taille haute que j’affectionnais tant 99,9% du temps auparavant…). Pour ma part, j’ai acheté trois slims (j’avais écrit slips, tout va bien), en lot sur Vinted, et c’est vraiment pratique. Après, si les jeans ne vous sont pas indispensables, sachez que je porte encore aujourd’hui très facilement n’importe quel pantalon à taille élastique / jogging, en taille très basse… et ça passe bien.

En revanche, pour tout ce qui est robe, t-shirt, pull… disons-le, la section “maternité” est souvent une vaste blague. Je m’arrêterai là, rien que d’en parler ça m’énerve. Les hormones tout ça.

En bref, si je ne devais vous parler que d’UNE seule pièce, ce serait celle là: la robe noire moulante à pression (dans laquelle j’ai choisi de vous annoncer la bonne nouvelle sur insta d’ailleurs).

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Priscilla Rossi (@mercredie) le

Shoppée en tout début de grossesse, pour son côté féminin mais quand même TELLEMENT pratique car extensible ET à pressions (ces pressions me sauvent la vie vous savez, surtout depuis que je me retrouve littéralement en galère pour juste soulever le genou…), je l’ai portée quasiment chaque semaine de ma grossesse: au travail, en weekend, par temps frigorifique sous un gros pull / crop top ample / teddy avec des collants, manches retroussées et en petites baskets avec l’arrivée des beaux jours… elle a clairement su s’adapter à toutes les circonstances (même pour les fêtes, sorties, resto… elle faisait “chic” et habillée assez facilement).

Vous l’aurez compris, c’est clairement MA pièce à shopper (en un ou plusieurs exemplaires bien sûr, ahah !), ce serait celle-ci  (évidemment, vous pouvez prendre plus de risques d’un point de vue coloriel, mais vous me connaissez maintenant…).

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Et voici donc une petite sélection, vu que le modèle que je porte n’est plus vraiment dispo.